mercredi 9 décembre 2009
samedi 7 novembre 2009
lundi 26 octobre 2009
Tunisie 2054 : L’alternance

dimanche 25 octobre 2009
mardi 20 octobre 2009
« démocratie » tunisienne : la Cata ou le Kata ?
La « démocratie » en Tunisie ne peut s’écrire qu’entre guillemets. Pour beaucoup c’est une mascarade, pour d’autres c’est une transition car il s’agirait d’une phase d’apprentissage. Autant le premier argument est facile à comprendre, autant le second semble difficile. En y réfléchissant, je lui ai trouvé des similitudes avec la philosophie des arts martiaux japonais !
En effet, dans la plupart de ces arts martiaux, l’apprentissage se fait par ce qu’on appelle le Kata, série de gestes représentant un combat réel contre un adversaire, qui éventuellement peut être imaginaire. Le but du kata est double : d'une part, il fait travailler des gestes et postures dans des situations données, afin d'avoir un apprentissage « au calme » et plus appliqué que lors d'un combat; d'autre part de faire découvrir des principes fondamentaux des arts martiaux. Par la répétition, le Kata permet de faire découvrir les principes cachés et mystiques de l’art martial et de les intérioriser.
Si cela est extensible à la démocratie, peut être que son apprentissage peut se faire entre adversaires imaginaires ? En simulant la démocratie à répétition on finira peut être par en intérioriser les principes ? et qui sait, on finira peut-être ceinture noire !
dimanche 20 septembre 2009
Faut-il détruire la Médina pour la sauver ?
Bourguiba avait l’intention, tel un Napoléon III, de "moderniser" la Médina de Tunis. En bon dictateur, il pensait l’urbanisme de sa capitale avec O.C Cacoub dans le rôle du baron Haussmann.
Son projet consistait à percer la Médina en prolongeant l’avenue Bourguiba jusqu'à la Kasbah et à réaliser d’autres percés pour relier les principales portes entre elles. Ceci visait à moderniser la Médina et supposait beaucoup de destructions et expropriations.
Il y a échoué à cause d’une résistance farouche, de la population (lors de premières destructions de Rbat bab-Dzira) d’une part et des « amoureux » de la ville, d’autre part. Ceux-ci ont créé l’Association de la Sauvegarde de la Médina en 67, et ont fini par la faire rentrer dans le patrimoine de l’humanité l’UNESCO en 79.
Je trouve que notre Médina a parfaitement sa place sur une liste aussi prestigieuse. Fier, j’étais un fervent supporter de ces protecteurs de notre patrimoine.
…mais…
Je n’en suis plus si sur. Je commence me dire que Bourguiba a probablement été, encore une fois, visionnaire car les cinquante années écoulées lui donnent raison.
Depuis que la Médina a été abandonnée a son sort, les Beldi l’ont déserté, les nouveaux émigrants les y ont remplacés, en général dans des Oukelas. Quand ils n’étaient pas saccagés et vendus au détail, les bâtiments tombaient en ruine faute d’entretien. La ville est devenue insalubre et mal fréquentée. L’insécurité y a augmenté. De par sa densité et sa centralité, elle a affecté le reste de la capitale, la rendant moins attractive. La citadelle qui devait être source de fierté pour les Tunisois est devenue une honte !
Aujourd’hui, il est probablement trop tard, et malgré une certaine prise de conscience, d’autres grands projets (Pont de Rades, Lac Sud) nous font rêver et en détournent notre attention.
Sauver la Médina ne consiste pas à colleter quelques fonds pour restaurer tel ou tel bout de monument ni à ouvrir une poignée de restaurants à la Kasbah. Il s’agit plutôt d’une action radicale, qui permette de refaire vivre ce centre historique, poumon de notre ville.
Pour cela, il faut une vision et beaucoup de courage. Bourguiba les avait.
dimanche 13 septembre 2009
Échiquier politique Tunisien
- L’axe des abscisses est un axe classique gauche / droite, légèrement adapté : on mettra à droite toutes les tendances conservatrices (islamistes) et arabisantes (nationalistes) ainsi que les tendances économiquement libérales (on est dans une lecture très française de la droite).
- L’axe des ordonnées classe les partis par leur légalité / proximité du pouvoir. En haut, on trouvera LE parti et ses vassaux ainsi que les partis légaux ayant des députés à la chambre des représentants. Plus bas on verra les partis légaux sans députés et enfin on verra les partis non reconnus.
mardi 28 juillet 2009
Hypocrites ?
Sur nombre de sujets, la tension entre la vision individuelle et collective peut être insurmontable : Tant qu’on considère que le cas général est la somme de cas particuliers, qu’une société est la somme des individus, il est en effet logique de leur appliquer les mêmes lois. Mais si on considère qu’il s’agit d’entités de natures différentes, appliquer des lois différentes devient sensé. En mécanique, les lois physiques qui s’appliquent aux particules, sont complètement différentes de celles qui s’appliquent aux corps que ces mêmes particules constituent.
Par exemple, nombreuses sont les personnes qui vénèrent l’école publique républicaine et gratuite, accessible à tous. Ils votent pour la perpétuer et la défendre. Mais lorsqu’il s’agit du destin de leurs propres enfants, ils sont terriblement pragmatiques, pouvant aller jusqu'à « tricher » sur la carte scolaire ou mettre leurs enfants dans le privé s’ils en ont les moyens. Est-ce hypocrite ? Que feriez vous à leur place ? Sur d’autres registres, on voit des « incohérences » de même nature : ceux qui s'émeuvent du destin d’un émigré clandestin tout en agissant contre « le phénomène » de l’immigration clandestine, ceux qui s’alarment des dérives de la bioéthique mais qui font recours à ces techniques lorsque cela touche un être cher …etc, etc..
Souvent, les individus se trouvent à la croisée de deux champs de forces de nature différentes : celui de leurs opinions, conditionné par une certaine idée de l’intérêt général, et celui de leurs intérêts particuliers. Aligner ces deux champs devrait être un objectif, en admettre la dissension est lucide.
lundi 27 juillet 2009
Barack l’Africain
D’abord une bonne gouvernance. Admettant que chaque pays doit trouver le système (démocratique) qui le sied le mieux, Obama insiste sur la nécessité d’une séparation des pouvoirs, de la liberté d’expression et d’entreprise comme pré requis du développement. Ce ne sont pas les élections théâtralisés qui comptent, c’est plutôt ce qui se passe entre ces élections.
Ensuite, reconnaissant le talent des élites africaines, il les invite à le mettre au service de leurs pays, tout en admettant que cela n’est possible qu’à condition que le premier point soit réalisé. Tel Bourguiba, Obama insiste sur le fait que la lutte pour le développement est au moins aussi importante que celle pour l’indépendance et la libération qu’a mené la génération antérieure.
Mais que serait ce développement si les maladies continuent à ravager le contient. La lutte contre le sida et autres épidémie doit être vigoureuse, et là les Etats Unis promettent un support sans faille.
Enfin, Obama estime que le fait que le conflit armé fasse partie de la vie quotidienne des africain est inadmissible. La diversité du contient doit être une source de force et non pas de faiblisse et les conflits ethniques ou religieux n’ont plus lieu d’être au 21eme siècle.
Même si ces quatre points n’apportent rien de nouveau, ce discours a le mérite d’être clair et sincère, et puis, donner une telle lisibilité dans ce monde complexe est un trait de leadership aussi rare que nécessaire.
dimanche 26 juillet 2009
mardi 14 juillet 2009
Screencast Pearltrees
Pour ceux qui s’intéressent aux innovations du Web et pour les blogueurs qui cherchent à optimiser leurs usages, voici un screencast qui présente succinctement ce service :
Pour en savoir plus sur Pearltrees, cliquez sur cette perle :
mercredi 1 juillet 2009
Woody is back!

Mais en vieillissant, l’artiste aiguise ses armes. En prenant deux personnages principaux diamétralement opposés, à savoir le vieil intello, urbain et dépressif et la jeune Lolita blonde du sud profond, avec 2 de QI, il tente de couvrir le spectre le plus large du genre humain. Comme son personnages, il a le souci de la “Big picture”, que peu de gens ont, comme il le lui fait dire.
Cette “big picture” est réaliste. C’est à la fois un réalisme pessimiste sur le genre humain,qu’il fustige en bon “vieux con”, et c’est aussi un réalisme heureux, celui de “What ever works” : si vous arretez de vous faire des nœuds au cerveau, y’a toujours moyen d’être heureux.
Comme toujours, la salle parisienne est comble le jour de la sortie, et comme toujours, on applaudit à la fin.
vendredi 26 juin 2009
dimanche 7 juin 2009
Discours du Caire : Revue de presse internationale
vendredi 5 juin 2009
Discours du Caire : Nouveaux postulats et nouvelle approche
Il en va de même dans les affaires du monde, ainsi, si le 11-S était un événement suffisamment choquant pour déclencher une déferlante d’incompréhension et de haine, je crois que le « Discours du Caire » en sera le jalon « réfléchissant ».
L'heure pendant laquelle Obama s’est adressé aux musulmans n’est pas un discours politique comme les autres, mais l’articulation d’une vraie vision et la proposition d’un vrai new deal.
Les analystes de l’actualité se trompent en focalisant sur certaines phrases et en y voyant des effets d’annonce. Comme il le dit lui même, « ce discours tant attendu ne suffira évidemment pas à changer les choses vu l’énormité de la tache ». Au lieu de focaliser sur les invariants du discours américain, il faut regarder les nouveautés apportées par la vision Obama.
Tout d’abord, il a compris que les musulmans ont d’abord besoin de respect : après son ouverture par « Assalmou Alaikoum » il a reconnu en une phrase leurs vraies causes de souffrance. La séquence (1) Colonisation humiliante pour une grande partie de ces pays, (2) guerre froide les utilisant comme bouc émissaires et (3) Globalisation, les exploitant comme « des sous développés » est le bon cadre pour déchiffrer les maux de cette partie du monde. On est donc très loin des explications Biblico-mystiques de son prédécesseur illuminé.
Ensuite, il a compris que dans cette région, probablement plus qu’ailleurs, les symboles sont d’une grande importance. Citer le Coran n’est pas juste une forme de politesse ou de la pure complaisance, c’est simplement très efficace.
Enfin, sur la démarche, il propose deux principes, simples en apparence, mais fondamentaux pour la concorde :
le premier est de construire sur ce qui nous rassemble plutôt que sur ce qui nous différencie. Comme il dit si bien, il est facile de pointer la différence de l’autre, mais notre responsabilité nous impose de ne pas céder à cette facilité.
Le second est de se libérer du passé et regarder de l’avant. Cela ne signifie en aucun cas oublier, mais simplement arrêter la surenchère vengeresse. Afin de prouver sa bonne foi, il a commencé par reconnaître des erreurs et responsabilités américaines : celle de l’Irak, celle de la torture et Guantanamo, et plus surprenant, celle de la responsabilité des US dans le coup d’état de 1953 en Iran.
Maintenant que le cadre est posé, il faut évidement le décliner en actions, mais ce qui est certain, c’est que personne ne peut refuser la main tendue. Dans son discours, Obama a utilisé le mot « responsabilité » à maintes reprises, et c’est bien de cela qu’il s’agit.
jeudi 4 juin 2009
mercredi 3 juin 2009
jeudi 28 mai 2009
Témoignages et confidences de BBY

En première partie, si-el-Béchir a choisi d’évoquer la période 1951-1957, ces « deux mille jours » décisifs de notre Histoire moderne. Avec un talent de narrateur exceptionnel, BBY dépeint cette période en tant qu’acteur et témoin, jonglant avec habilité entre la petite et la grande Histoire. Les récits des rencontres de Bourguiba avec Mendès-France puis Edgad Faure, alors que BBY était son assistant furent croustillants de détails !
En deuxième partie, Mr Ben Yahmed a partagé avec nous « Ce qu’il croit » pour l’avenir de la Tunisie. D’abord, il pense que le chemin parcouru pendant les 50 dernière années est absolument exceptionnel. Pour nous en convaincre, il a fait distribuer un petit fascicule préparé par le service économique de Jeune Afrique, démontrant les performances du pays sur plusieurs dimensions. Ce succès est certes dû au leadership éclairé des deux présidents de notre république. Il observe néanmoins que des « permanences » tunisiennes freinent le développement démocratique : d’une part, la manière dont le peuple tunisien se donne à un « Rais » , leader absolu et quasi vénéré, est inquiétante, d’autre part, la faiblesse chronique de l’opposition tunisienne ne donne aucun espoir démocratique.
Interrogé sur le rôle que devrait occuper l’ « intelligentsia » tunisienne dans l’évolution du pays, Mr Ben Yahmed estime qu’il suffit d’exister, de se préoccuper du pays et de ce qui s’y passe. Sinon, attendre que les jeux de pouvoir se fassent en son centre, car, le pouvoir est un « full time job ».
Pour finir sur une note optimiste, Mr Ben Yahmed affirme que l’évolution démocratique lui semble inévitable, et même s'il rappelle que le temps du changement politique est lent, il espère le voir de son vivant : c'est tout ce que nous lui souhaitons!
mercredi 20 mai 2009
Los abrazos rotos
Parmi les cinéastes, il y a les authentiques et imposteurs. Lars Von Trier est un excellent exemple d’imposteur, et son Antéchrist présenté sur la Croisette semble confirmer cela.
Enfin, parmi les cinéastes authentiques, il y a ceux qui font toujours le même film et ceux qui se renouvellent sans cesse. A Cannes, Almodovar représente les premiers, Tarantino les seconds.

Dans « Abrazos rotos » on retrouve tous les ingrédients d’Almodovar : son esthétique, ses personnages féminins attachants et ses personnages masculins sans grandeur, la centralité de la mère, les relations d’amour hyper complexes, le rapport particulier à la sexualité, la noche Madrilena, une belle musique espagnole…
Avec les temps qui passe, on voit bien qu’Almodovar gagne en maturité et en subtilité. En prenant un réalisateur pour personnage principal, Almodovar refait un film dans le film, faisant allusion à ses propres débuts, insistant ainsi cette cohérence de son œuvre. Plus qu’une série de films semblables, cette œuvre est un univers riche et complexe dans lequel on est projeté à chaque fois, pour un pur plaisir cinématographique !
jeudi 14 mai 2009
Cannes - J2
Un Certain Regard sera ouvert par l'Iranien Bahman GHOBADI avec son « No One Knows About Persian Cats », suivi par le Japonais Hirokazu KORE-EDA et sa poupée gonflable (Air Doll).
Enfin, un documentaire sur le Rwanda (My neighbour, my killer) sera présenté en séance spéciale.
Voici la carte de ce deuxième jour du festival :
mercredi 13 mai 2009
Tapis rouge pour le numérique

mardi 12 mai 2009
La Blogo d’en face
Ainsi, la Tunisphère est tirée par des leaders comme Houssein, Mehdi Lamloum, MAD, ou Wallada et reste marquée par une série de querelles plus ou moins violentes, mais souvent structurantes, ayant causé le départ de certains et crée des vocations chez d’autres. On y commente relativement peu, mais on y vote beaucoup, dans « Tunisie blogs », colonne vertébrale de cette blogo. Ces éléments culturels, souvent forts, constituent un frein à l’entrée dans une nouvelle blogosphère. Accéder à une telle communauté sans les clefs de lecture, est comme découvrir une nouvelle ville sans guide ni carte. On s’y perd !
Récemment, grâce à mon ami Cratyle, je suis devenu un lecteur assidu de la blogosphère politique française, et depuis, lire les « Sarkofrance » ou « Partageons mon avis » est devenu incontournable pour déchiffrer l’actualité de l’hexagone.
En vous invitant à faire un tour dans cette « Blogosphère d’en face », j’aimerais partager avec vous ses particularités telles que je les comprends : D’abord, elle s’articule autour de l’agrégateur Wikio, et à la différence de la version actuelle de « Tunisie.blogs », Wikio émet un classement qui fait référence. Celui-ci est religieusement suivi par tous les blogueurs qui essayent de jouer avec les règles (basées sur le nombre de liens) pour monter . Les posts de cette blogo sont très commentés et la discussion y est très cordiale bien que vive …c’est certainement culturel ! Cette blogo grouille de blogs brillants de tous les bords politiques, même si la gauche y est plus amplement représentée. Voici la carte des blogs que j’y préfère, elle vous facilitera certainement le premier contact.
Uthina

Le théâtre rivalise clairement avec celui du Jem même s’il est encore à moitie enseveli sous terre.


A 25 km de Tunis, cette sortie vaut vraiment le détour !
Hadopi à l’Assemblée
Naturellement, la blogosphère française s’est unanimement et farouchement opposée au principe de cette loi et à la solution qu’elle propose : celle de la réponse graduée, aboutissant à la suspension de l’abonnement !
La blogeuse Irène Delse a regroupé ici un excellent « bouquet de liens » permettant de faire le point.
Inspiré par Nicolas de Partageons mon avis, je vous propose schématisation de ce post en Carte Pearltrees.
mercredi 6 mai 2009
Revue de Presse : Tunisie #2
Bonne lecture !
El sentimiento tragico de la vida

Après un premier torero à cheval (Rejoneador), trois toreros et six taureaux se succèdent dans l’arène. Pour chaque taureau, la corrida se déroule en trois « Tercios » : le premier consiste à le dompter et le piquer, le second, à lui planter les banderilles, le dernier étant le duel avec le torero.

Spectacle émouvant. Au-delà de l’esthétique imaginée par Goya, la corrida est chargée de symboles. Elle symbolise la lutte du bien contre le mal, les lumières (tenue scintillante du toraro) contre les ténèbres (taureau noir !). La mise à mort annoncée du taureau est certes tragique, mais je crois qu’il faut la lire comme une métaphore de la lutte, ou l’homme affronte une force inhumaine et doit faire preuve de courage et d’habilité pour triompher...et en Homme, il finit toujours par éliminer son adversaire…comment peut il en être autrement ?

mardi 28 avril 2009
Adoration
Partant d’une histoire simple en apparence, celle de Simon qui invente une histoire incroyable autour de ses parents, le film prend progressivement de l’épaisseur. Tout en dévoilent l’intrigue, Egoyan traite avec pertinente une multitude de sujets : Internet, l’éducation, le terrorisme, le racisme, la religion, la tolérance, la capacité de la société mosaïque canadienne à cohabiter. Tel un luthier travaillant in violon (profession de Sami, père de Simon) il sculpte son propos avec patience.
Mais ce qui fait sa marque de fabrique est le thème du deuil insurmontable, récurrent dans son œuvre, d’Exotica aux Beaux Lendemains, le nœud du film étant la perte êtres chers aux personnages, ici les parents de Simon.
Le génie d’Egoyan se manifeste également dans sa capacité à paralléliser les temps et les histoires. En réalité, il en existe trois, la réelle, celle que Simon s’invente et celle que son grand père lui raconte. Ce faisant, il touche également à domaine où seuls les grands s’aventurent (Lynch, Godard, ..), celui de définir le Cinéma lui même, en s’interrogeant sur cette frontière entre la réalité et la fiction.
lundi 27 avril 2009
Revue de Presse : Tunisie
Cette semaine, vous pouvez y trouver :
- deux articles concernant la visite de François Fillon à Tunis, le premier sur la Bilan de la visite et le second sur la question des droits de l’homme
- deux articles sur le climat social : grève à Tunisie Telecom et Manifestation du PDP
- une dépêche sur les combattants tunisiens en Irak
- Enfin une analyse du “Miracle Tunisien” par Errachid Majidi, chercheur-économiste à l’Université Paul Cézanne (Aix-Marseille III)
jeudi 23 avril 2009
Cannes : Sélection officielle
Pour l’exhaustivité de la Compétition, vous pouvez consulter la carte ci-dessous :
mardi 21 avril 2009
Yes, we Cannes!

Ensuite, ils approuvent. Plus qu’un festival, Cannes est un club constitué d’une petite cinquantaine de réalisateurs que Gilles Jacob fait tourner au plaisir des festivaliers. Les noms de Almodovar, Ken Loach, Lars von Trier et Won Kar Wai, entre autres, reviennent souvent sur la croisette, ou on attend avec impatience leur production de l’année…
L’arrivée d’intrus intrigue et étonne nos amis les cinéphiles. Le festival ne bombarde pas une jeune iranienne ou un prodige mexicain en sélection officielle par hasard ! Ils espèrent donc y découvrir le futur Tarantino! (sélectionné pour son premier long -Réservoir Dogs-, Palme d’or pour son second -Pulp fiction- et depuis membre du club cannois).
Enfin, les cinéphiles commencent déjà à spéculer. On va d’abord analyser la personnalité du président du Jury et essayer d’imaginer ses préférences. Avec Cronenberg, Sean Penn ou Tarantino, on s’etait trompé. Serait-ce plus aisé avec Isabelle Huppert ? Ensuite, on va scruter le planning car les vainqueurs sont souvent proches du premier week-end, paroxysme du festival. Enfin, on va appliquer une logique des jeux à répétition, par exemple « si Ken Loach a remporté la palme il y a trois ans, il est peu probable qu’il la remporte à nouveau ».
Bref, à deux jours de cette annonce, les cinéphiles sont sur leurs starting blocks.
samedi 18 avril 2009
vendredi 17 avril 2009
Villa Amalia
Tout commence lorsque Anna, pianiste renommée incarnée par Huppert, découvre que son compagnon la trompe. Elle décide alors de tout plaquer, et avec l’aide d’un ami, commence un processus destructeur de tout ce qui la relie à sa vie passée. Tout au long du film, Anna maintient une ambiguïté intéressante sur ses intentions : veut-elle, et peut-elle se régénérer, ou est elle engagée dans une spirale infernale ?
Malgré quelques longueurs, le film reste captivant notamment grâce à la prestation d’Isabelle Huppert, future présidente du jury cannois.
jeudi 16 avril 2009
Pauvreté, Croissance et Inégalités
Le choix de la définition de la pauvreté n’est pas anodin. Ce n’est pas par hasard si aujourd’hui la majorité des institutions (Banque mondiale, OCDE, …) et gouvernements s’accordent sur la mesure absolue, car elle justifie en quelque sorte le modèle de croissance économique dans lequel nous vivons.
En effet, les défenseurs de la croissance économique estiment que celle-ci est le meilleur moyen pour réduire la pauvreté selon la logique suivante: lorsque l’économie croit, riches et pauvres voient leurs revenus croître permettant à ces derniers de dépasser le seuil absolu et d’accéder ainsi au bonheur !

Mais ceci est parfaitement juste si la distribution de la nouvelle richesse est effectuée proportionnellement. Ce cas étant théorique, on voit en réalité deux autres effets de la croissance.
Le premier, celui de la croissance Pro-pauvres qui consiste à profiter de la croissance économique pour réduire les inégalités et accélérer la réduction de la pauvreté. Ceci est certes rare, mais certains pays y arrivent. La Tunisie se vante parfois d’être dans ce schéma.


mercredi 15 avril 2009
Présidentielles Tunisiennes : 6 candidats, dans 6 mois
Candidats
Presidentielles..
vendredi 10 avril 2009
Katyn
jeudi 9 avril 2009
Tokyo Sonata
Mais ce film est aussi très japonais par son style. L’autre Kurosawa (Kiyoshi) nous fait passer avec aisance d'un monde rationnel, filmé avec beaucoup de réalisme, à un monde beaucoup moins vraisemblable, ou toute logique disparaît laissant libre cours à son imagination débordante. Enfin, il prend soin de faire atterrir tranquillement son œuvre pour nous laisser avec beaucoup d’interrogations sur cette surprenante société japonaise et l’envie d’en savoir plus.
Tokyo Sonata
(Pour en savoir plus, cliquer sur la perle, puis cliquer sur « Play » et avancer avec les flèches)
lundi 6 avril 2009
Bookmarking visuel et (véritablement) social
a - sauvegarder ses favoris et ses navigation et de les organiser
b - construire des histoires et des argumentaires sur la base de contenu crée par d’autres
c - découvrir le Web d’autres personnes avec qui on partage des centres d’intérêts.
Si Pearltrees n’est pas la première réponse apportée au problème de l’organisation du Web, c’est certainement la plus intuitive et la plus sociale.
Grâce à son interface graphique très visuelle, elle permet une structuration de sites web en cartographie, leur donnant ainsi un ordre et une hiérarchie. Chaque site est représenté par une « Pearl », élément de base de Pealtrees. Une carte peut être linéaire tel un film monté en séquences successives ou en arborescence, reflétant la complexité d’un argument ou donnant un sens par le biais de groupements en catégories et sous catégories
Mais la puissance de Peartrees va bien au-delà de sa composante organisation. Il permet à toutes ces cartes construites par chacun de se croiser, de s’échanger et de s’enrichir mutuellement. Une carte peut etre envoyée, liée en hyper lien sur un site ou un blog, voire incrustée comme une « Pearl ». Chaque carte peut être commentée et peut faire l’objet d’une discussion, comme sur les blogs.
Pour les blogeurs de la Tunisphère, utiliser Pealtrees présente ainsi un double intérêt. Au-delà du bookmarking et des liens sur les blogs, cela pourrait permettre collectivement de mettre en lumière les perles du Web Tunisien. Collectivement on peut cartographier notre Web et le commenter, tentant ainsi d’en booster le meilleur !
Si ce projet vous intéresse, vous savez ce qu’il vous reste à faire : vous connecter sur Pearltrees (c’est gratuit), créer votre compte et nous faire découvrir votre Web !
vendredi 3 avril 2009
Le vrai G - 28
Cette organisation d’un autre temps est entrain de se métamorphoser en armée impériale, sans ennemi clair, et donc sans raison d’être. Pour se justifier, cette terrible machine de guerre prétend oeuvrer pour la paix ( !) et se félicite de libérer les femmes afghanes !!
Alors que personne ne se faisait d’illusion sur la volonté des américains à diriger le monde, c’est le retour de la France dans le commandement intégré* qui interpelle! Injustifié, il n’est pas dans l’intérêt de la France qui perd en autonomie, en originalité et donc en crédibilité. Il atteste simplement d’un alignement idéologique, et d’un repli sur la « famille occidentale », posture dommageable et décevante pour ceux qui croient en un monde multipolaire.
*sélection d’articles au sujet de l'OTAN (cliquer sur « Play » puis avancer avec les flèches)
mercredi 1 avril 2009
G - vain
Sans une remise en cause profonde des hypothèses du capitalisme mondialisé (mouvements des capitaux, fiscalité, …) et des rapports de force (main mise sur les institutions, in-balance globale, …) rien ne changera. Sarko a beau faire son cinéma, c’est du plâtrage qu’on nous proposera, car au fond, ils espèrent tous que ça reparte comme en quarante.
samedi 28 mars 2009
Play it again Barack !


Maintenant, ils espèrent que ca va repartir ASAP, et malgré toutes les pressions il demandent à Obama : « Play it again Barack »

Et grace au plan Geithner, ils vont probablement se remettre à danser bientôt, car il s’agit ici d’une subvention des banques par les contribuables américains…et le « show must go on »

mardi 24 mars 2009
Perspective millénaire de l’économie mondiale
La première chose qui saute aux yeux est l’émergence des « Western offshoots » (US., Australie, ..) depuis le 17eme siècle, grignotant essentiellement les parts de la Chine et de l’Inde. Un retour de ces deux puissances semble donc naturel!
La part substantielle du vieux contient, a été relativement stable a travers du temps alors que celle du contient noir, bien plus maigre, ne fait que rétrécir.
lundi 23 mars 2009
Chapeau bas Mister President
Sur la forme, il est juste parfait, alternant, humour et fermeté, vision et anecdotes : l’interview dure 24 minutes mais c’est du pur plaisir : enjoy !
vendredi 20 mars 2009
jeudi 19 mars 2009
Printemps précoce
Depuis mon retour, je me surprends à l’observer à Paris. Ainsi, j’ai repéré hier le premier arbre fleuri du Jardin du Luxembourg : un Sakura !
mercredi 18 mars 2009
Photographies controversées
Voici quelques exemples :
Cette photo est censée représenter le massacre des dominicains d'Arcueil par les communards, le 25mai 1871. En réalité, il s’agit d’un photomontage destiné à la propagande versaillaise :
La position des acteurs est invraisemblable : les tirs des communards ne peuvent toucher les dominicains et la technique photographique de l'époque ne permettait pas de prendre des personnages en mouvement.
Cette photo mythique de la guerre d’Espagne est semble-t-il mise en scène. L’homme armé est arrêté net dans sa progression tombe en arrière mais des experts estiment que cette chute n’est pas logique. Aussi, l’homme est photographié en légère contre-plongée, ce qui indique une proximité étonnante photographe. Enfin, certains évoquent le flou qui entoure ce personnage, visant éviter de montrer d’autres scènes de la guerre.
Pour beaucoup d’experts, cette photo n’a pas ete prise sur le sol lunaire mais dans un Studio hollywoodien ! les arguments avancés sont du type : "le drapeau américain flottait, alors qu'il n'y a pas d'air sur la lune", "malgré la clarté de l'espace, les étoiles étaient invisibles dans le ciel noir lunaire", "les ombres ne sont pas parallèles ce qui explique la présence de plusieurs sources e lumière (projecteurs)", etc, etc..(Pour plus d'infos sur cette polémique, vous pouvez regarder cette carte dans Pearltrees)
mardi 17 mars 2009
Retour sur l’affaire Quardhawi
Voici une sélection des meilleurs billets retraçant le « film » de ce débat (pour lire cette carte, cliquez sur « Play » puis naviguez avec les flèches bleues).
Des millions pour « the worst and the dummiest » !
Mais ce que j’ai préféré dans cette affaire c’est l’intervention d’un porte parole de la Maison Blanche , lorsqu’il s’étonnait de la justification avancée par AIG, comme quoi ce bonus servirait à retenir « the best and the brightest » : « si on considère « Best and brightests » ceux qui ont enregistré 99 milliards de dollars de perte en un an, je me demande qui sont les « Worst and dummiest » ».

dimanche 15 mars 2009
Classement des Pays par …l’Histoire
- Les vieux centres : Cette catégorie comprend la majorité des pays. Identifiés à un territoire et à un peuple, partageant une mémoire commune, ces pays ont agi, ne serait ce qu’épisodiquement, comme centre d’influence et ont été le berceau d’une civilisation et d’une culture particulières.
- Les périphériques : ce sont les vieux pays qui n’ont jamais agi comme centre, mais ont toujours été subordonnés au pouvoir d’un centre. Notre voisin Lybien en est un exemple
- Les pays résiduels : Parfois vieux, ces pays n’ont jamais été non plus un centre d’influence. En général entourés par de grandes puissances auxquelles ils résistent ou servent comme tampon. La Belgique en est un exemple, confirmé par les difficultés actuelles de ce pays à vivre comme une nation.
- Les rejetons : Créés par des personnes provenant d’un vieux centre, avec ou contre le gré de celui- ci. L’Amérique, le Canada et l’Australie sont les meilleurs exemples de rejetons occidentaux, L’Argentine est un exemple latin.
- Les pays artificiels :Crées, avec des « autochtones », par ou avec le concours d’une force impérialiste, pour servir ses propres intérêts. Les meilleurs représentant sont les états du Golfe arabique.
samedi 14 mars 2009
La terre n’est pas si ronde
Explicite vs Implicite :
Avec sa culture ultra sophistiquée et codifiée, le Japon est le pays ou tout est implicite. On vous dira jamais "oui" ou "non", mais on vous signifiera le degré d’accord ou de désaccord par des moyens subtiles, permettant de conserver la fluidité d’une discussion et de « garder la face ». Dans les entreprises, le savoir est très souvent implicite et diffus. Toyota par exemple n’a formalisé son fameux « Production System » qu’en s’internationalisant. Au Japon, ils n’en ont jamais ressenti la nécessite. Par contraste, les Américains vont être directs et explicites en tout. La subtilité japonaise évoquée ci-haut est prise pour de l’hypocrisie et le savoir implicite est considéré dangereux, notamment si on se sépare des employés clefs…chose encore inconcevable au Japon.
Le groupe vs l’individu:
Alors que l'individu triomphe en Occident, c’est l’appartenance qui compte au Japon. Certes les Japonais souffrent parfois d’une grande pression sociale pour s’aligner sur le groupe, mais au fond, c’est ainsi qu’ils conçoivent la harmonie sociale. Le cas des marques de luxe au Japon est instructif : Alors qu’en occident, le luxe doit rester exclusif, au Japon, il est popularisé et partagé par tous. Une marque n’atteint la notoriété que si elle sert le groupe.
Professionnellement, les japonais sont excellents pour travailler en équipe, et malgré les lenteurs et les inefficiences du consensus, il restent compétitifs. Par exemple, alors qu’aux Etats Unis, l’innovation provient pour l’essentiel de start-ups, reposant sur le génie d’un individu ou d’un petit groupe, au Japon elle émane des multinationales mêmes.
vendredi 13 mars 2009
Discussions sur le Web
Sans m’attarder sur cette hiérarchie, je vous propose de regarder la forme qu’a prise chaque type de discussion dans le Web.
- Pour les discussions d’idées, le Blog est l'outil par excellence qui permet à chacun d’engager une discussion et de l’animer.
- Pour parler de personnes, c’est Facebook qui fournit la plateforme Web parfaite. En permettant de commenter les feeds ou d’engager des discussions sur les Walls, il permet à chacun d’être dans une discussion de et avec ses amis.
- Pour parler d’événements, la chose est moins claire, mais probablement Twitter avec son instantanéité et facilité d’usage sera le flux de référence pour savoir ce qui se passe dans le monde.
- Enfin, pour parler de choses, il y a le reste des sites Internet, mais ce type de discussion n’est toujours pas structuré. Les blogs, Facebook, Twitter ainsi que d’autres services sont contournés pour permettre aux internautes de montrer ce qu’il aiment sur Internet et de le partager.
jeudi 12 mars 2009
Hiroshima et Yasukuni
Le premier, situé sur le lieu de la déflagration du 6 août 1945 se veut un appel universel à la paix. Après une explication froide des faits se rapportant à la guerre, au projet Manhattan et à la bombe elle-même, ce mémorial dédie une grande partie aux victimes sans chercher à diaboliser les coupables. On en sort bouleversé, ému, pensant, comme tous les japonais « Plus jamais ça !»

Le second est radicalement différent. Il s’agit de l’un des temples les plus importants du Japon où sont enterrés des criminels de guerre. Aussi impressionnant que le précédent ,il représente l’esprit guerrier du Japon. Dans le musée qu’il abrite, on nous raconte l’Histoire du point de vue Japonais, sans remords ni excuses. Au contraire, on célèbre les héros de la patrie, hissés au rang de divinités, et on incite les jeunes générations à adopter l’esprit « Yasukuni ».
