samedi 30 janvier 2010
lundi 4 janvier 2010
mercredi 9 décembre 2009
samedi 7 novembre 2009
lundi 26 octobre 2009
Tunisie 2054 : L’alternance
dimanche 25 octobre 2009
mardi 20 octobre 2009
« démocratie » tunisienne : la Cata ou le Kata ?
La « démocratie » en Tunisie ne peut s’écrire qu’entre guillemets. Pour beaucoup c’est une mascarade, pour d’autres c’est une transition car il s’agirait d’une phase d’apprentissage. Autant le premier argument est facile à comprendre, autant le second semble difficile. En y réfléchissant, je lui ai trouvé des similitudes avec la philosophie des arts martiaux japonais !
En effet, dans la plupart de ces arts martiaux, l’apprentissage se fait par ce qu’on appelle le Kata, série de gestes représentant un combat réel contre un adversaire, qui éventuellement peut être imaginaire. Le but du kata est double : d'une part, il fait travailler des gestes et postures dans des situations données, afin d'avoir un apprentissage « au calme » et plus appliqué que lors d'un combat; d'autre part de faire découvrir des principes fondamentaux des arts martiaux. Par la répétition, le Kata permet de faire découvrir les principes cachés et mystiques de l’art martial et de les intérioriser.
Si cela est extensible à la démocratie, peut être que son apprentissage peut se faire entre adversaires imaginaires ? En simulant la démocratie à répétition on finira peut être par en intérioriser les principes ? et qui sait, on finira peut-être ceinture noire !
dimanche 20 septembre 2009
Faut-il détruire la Médina pour la sauver ?
Bourguiba avait l’intention, tel un Napoléon III, de "moderniser" la Médina de Tunis. En bon dictateur, il pensait l’urbanisme de sa capitale avec O.C Cacoub dans le rôle du baron Haussmann.
Son projet consistait à percer la Médina en prolongeant l’avenue Bourguiba jusqu'à la Kasbah et à réaliser d’autres percés pour relier les principales portes entre elles. Ceci visait à moderniser la Médina et supposait beaucoup de destructions et expropriations.
Il y a échoué à cause d’une résistance farouche, de la population (lors de premières destructions de Rbat bab-Dzira) d’une part et des « amoureux » de la ville, d’autre part. Ceux-ci ont créé l’Association de la Sauvegarde de la Médina en 67, et ont fini par la faire rentrer dans le patrimoine de l’humanité l’UNESCO en 79.
Je trouve que notre Médina a parfaitement sa place sur une liste aussi prestigieuse. Fier, j’étais un fervent supporter de ces protecteurs de notre patrimoine.
…mais…
Je n’en suis plus si sur. Je commence me dire que Bourguiba a probablement été, encore une fois, visionnaire car les cinquante années écoulées lui donnent raison.
Depuis que la Médina a été abandonnée a son sort, les Beldi l’ont déserté, les nouveaux émigrants les y ont remplacés, en général dans des Oukelas. Quand ils n’étaient pas saccagés et vendus au détail, les bâtiments tombaient en ruine faute d’entretien. La ville est devenue insalubre et mal fréquentée. L’insécurité y a augmenté. De par sa densité et sa centralité, elle a affecté le reste de la capitale, la rendant moins attractive. La citadelle qui devait être source de fierté pour les Tunisois est devenue une honte !
Aujourd’hui, il est probablement trop tard, et malgré une certaine prise de conscience, d’autres grands projets (Pont de Rades, Lac Sud) nous font rêver et en détournent notre attention.
Sauver la Médina ne consiste pas à colleter quelques fonds pour restaurer tel ou tel bout de monument ni à ouvrir une poignée de restaurants à la Kasbah. Il s’agit plutôt d’une action radicale, qui permette de refaire vivre ce centre historique, poumon de notre ville.
Pour cela, il faut une vision et beaucoup de courage. Bourguiba les avait.
dimanche 13 septembre 2009
Échiquier politique Tunisien
- L’axe des abscisses est un axe classique gauche / droite, légèrement adapté : on mettra à droite toutes les tendances conservatrices (islamistes) et arabisantes (nationalistes) ainsi que les tendances économiquement libérales (on est dans une lecture très française de la droite).
- L’axe des ordonnées classe les partis par leur légalité / proximité du pouvoir. En haut, on trouvera LE parti et ses vassaux ainsi que les partis légaux ayant des députés à la chambre des représentants. Plus bas on verra les partis légaux sans députés et enfin on verra les partis non reconnus.
mardi 28 juillet 2009
Hypocrites ?
Sur nombre de sujets, la tension entre la vision individuelle et collective peut être insurmontable : Tant qu’on considère que le cas général est la somme de cas particuliers, qu’une société est la somme des individus, il est en effet logique de leur appliquer les mêmes lois. Mais si on considère qu’il s’agit d’entités de natures différentes, appliquer des lois différentes devient sensé. En mécanique, les lois physiques qui s’appliquent aux particules, sont complètement différentes de celles qui s’appliquent aux corps que ces mêmes particules constituent.
Par exemple, nombreuses sont les personnes qui vénèrent l’école publique républicaine et gratuite, accessible à tous. Ils votent pour la perpétuer et la défendre. Mais lorsqu’il s’agit du destin de leurs propres enfants, ils sont terriblement pragmatiques, pouvant aller jusqu'à « tricher » sur la carte scolaire ou mettre leurs enfants dans le privé s’ils en ont les moyens. Est-ce hypocrite ? Que feriez vous à leur place ? Sur d’autres registres, on voit des « incohérences » de même nature : ceux qui s'émeuvent du destin d’un émigré clandestin tout en agissant contre « le phénomène » de l’immigration clandestine, ceux qui s’alarment des dérives de la bioéthique mais qui font recours à ces techniques lorsque cela touche un être cher …etc, etc..
Souvent, les individus se trouvent à la croisée de deux champs de forces de nature différentes : celui de leurs opinions, conditionné par une certaine idée de l’intérêt général, et celui de leurs intérêts particuliers. Aligner ces deux champs devrait être un objectif, en admettre la dissension est lucide.





