dimanche 6 juillet 2008

Terrace à Tunis

12h37. Terrasse de café sur l’Avenue. 40 degrés à l’ombre. Spectacle Tunisois d’un jour d’été.

Ambiance de finale. Les couleurs sang et or dominent. Pas d’étoiles à l’horizon. 

Du bleu : ciel, persiennes d’immeubles blancs, chemises de flics, Clio immatriculée en Algérie.

Des passants : un couple, bras dessus bras dessous, un monsieur en casquette et en bermuda, La Presse sous le coude, à l’affût d’une place « stratégique » en terrasse, un groupe de touristes blonds et disciplinés.

Bruits : klaxons typiques en temps de canicule, klaxons plus rythmés des supporters « giallo-rosso », sirènes d’ambulances.

Chapeau de paille, sac monoprix, Bus Phebus Voyages sur le trottoir d’en face. Deux hommes sérieux, cravate et lunettes noires, look ministère de l’intérieur.

Du jaune : taxis, maillots espérantistes, bus, citronnade.

Groupe de femmes voilées, visiblement étrangères.

Un mendiant s’arrête. Rabbi inoub !

La Khorma, affiche déchirée.

Deux touristes d’un certain age, l’air de faire de la marche dans un sauna.

Des marques : LG, Tunisiana et Delice sur des maillots. Tunis air, Coca cola. Je remarque le Carlton hôtel.

Couple récemment marié, marques de henné sur les mains et sous les pieds de la mariée.

La facture. 5d400 pour un coca et un jus d’orange. Je pense que c’est cher.

Une jeune fille en blanc passe. Elle dénote de par son élégance. Ceci manque cruellement aux garçons tunisiens qui se sont malheureusement abandonnés aux panta-courts et aux maillots de foot. Les noms de Ronaldino, Riquelme, Robben et autres stars du ballon rond apparaissent dans mon champ visuel.

L’horloge affiche 13h00. Le soleil est au zénith.

Un bizness suit deux jeunes filles de (très) près. Un homme d’affaires tunisien marche lentement, mais parle fort dans son portable. Un bus jaune suivi d’une 404 bâchée. Les klaxons reprennent. Le couple de touristes repasse dans l’autre sens, encore plus transpirants.

Il est temps de rentrer. Le couscous doit être prêt à la maison. Un taxi jaune s’arrête.

4 commentaires:

Carpe Diem a dit…

C'est comme si j'y étais:) Merci.

cliché ou pas??? a dit…

couscous, bus jaune, police en civil,touristes égarés.....bref que des clichés!!!!
de quoi alimenter mes fantasmes durant tout une semaine,


mais bon un cliché n'est jamais un cliché par hasard,

quoique c'est peut être pas un cliché finalement.

non c'est un cliché,

aucune remarque sur le serveur tunisien( qui a un service assez....Tunisien)
et puis Barberousse à trouver un taxi facilement pour rentrer!!!!

c'est plus un taxi new-yorkais que la 205 bourrés d'accessoires inutiles qui vibrent en permanence....


raté mon ami(e),

Syd' a dit…

on s'y croirait presque.. j'aime énormément le style.. la concision.. j'ai même cru sentir l'air pesant des gaz d'échappement.. le gout du jus d'orange a du en souffrir.. :) une douce brise peut être a fait vibrer les tentures par moments.. & puis la fille en blanc.. lolllllls.. la terrasse sous les arcades..?

Barberousse a dit…

Merci! Syd', t'es pas loin : il s'agit de l'Africa...et ce ne sont ni cliches ni fantasmes, c'est simplement Tunis il y a 3 semaines...