mardi 29 juillet 2008

Ozu ou le cinéma d’un monde flottant

Aujourd’hui, je me suis définitivement convaincu que les vrais films se voient (et se dégustent) uniquement dans les salles obscures. Après plusieurs tentatives DVD abrégées par manque de concentration, je viens de voir mon premier film du grand maître japonais Yasujiro Ozu…et quelle surprise !

Ozu, c’est le meilleur de l’age d’or Hollywoodien au pays du soleil levant. A l’instar des estampes japonaises, le monde d’Ozu est flottant. Sa capacité à raconter des histoires est incontestable, mais c’est son usage du silence qui est magistral. Il nous rappelle que le cinéma c’est l’art du temps.


Le film en question, « Fin d'automne », traite de la relation entre une mère veuve et sa fille, bonne à marier. Cette relation est perturbée par des amis de la famille, qui, essayant de caser la petite, créent un imbroglio aussi amusant qu’absurde. Bien que très localisé dans le Japon d’après guerre, le sujet est traité de manière universelle (la même histoire peut arriver –évidemment !-chez nous.);


Ozu a fait 54 films. Je me réjouis à l’idée qu’il en reste 53 à voir !

2 commentaires:

MAD DJERBA a dit…

Entièrement d'accord, il n'y a pas mieux que de voir un film dans une salle de cinéma et en V.O.
Ici,pas le choix, pas de ciné, donc DVD, piratés en plus, qu'on achète et qu'on se refile comme des paquets de clopes. Bonjour tristesse !

jaccuze a dit…

バ_バル_スさん
お久しぶりです。
次は小津安二郎監督の”秋刀魚の味”という映画をお勧めですが、是非観て下さい。